r Le rêve américain
Anthony Marciano, Frankreich, Kanada, 2026o
Niemand hätte auf Jérémy gewettet, der hinter dem Tresen einer Videothek in Amiens festsass, oder auf Bouna, als er am Flughafen Orly als Reinigungskraft arbeitete. Ohne Kontakte, ohne Geld und mit mehr als nur rudimentären Englischkenntnissen deutete nichts darauf hin, dass sie einmal zu einflussreichen Agenten im amerikanischen Profibasektball-Geschäft werden würden. Die Geschichte ihrer irrwitzigen Karriere als Komödie, die das Leben schrieb. – Nach wahren Begebenheiten.
Souvent aperçus récemment dans les mêmes films, en particulier Pourquoi tu souris? qui les mettait déjà en vedette, Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard forment un sacré duo dans Le rêve américain. Plus qu'une réalisation standard et un scénario tiré d'une histoire vraie, ce sont eux qui font la réussite inattendue de ce film signé Anthony Marciano, cinéaste incertain (Les gamins, Robin des Bois – la véritable histoire, Play) peut-être animé d'une nouvelle ambition. Ils collent à la perfection à leur rôle de deux petits gars de la banlieue parisienne, Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, l'un nettoyeur d'aéroport et l'autre employé de vidéo-club, qui s'allient dans les années 1990 pour se lancer comme agents de joueurs de basketball. Bien sûr, il s'agit d'une success story, sinon le film n'existerait pas. Mais jamais elle n'emploie de raccourci gênant, ne cède aux flonflons et ne sacrifie à la blague facile, malgré le potentiel comique du duo. Sans argent, sans contacts, avec un niveau d'anglais plus qu’approximatif, ils commencent par se survendre et bluffer, jusqu'à remporter un jour la timbale: signer un joueur prometteur qui les entraîne à la conquête du continent américain... où tout se compliquera encore. Si le chemin vers la NBA est long et parsemé d'embûches, le film, lui, n'en devient que plus intéressant. Même sans avoir le moindre sympathie pour le basket professionnel, on s'attache à ces personnages, à leur amitié mise à rude épreuve. De sorte qu'à l'arrivée, la réussite des petits Frenchies d'abord pris de haut aux États-Unis fait réellement plaisir à voir. Et donne un film comparable mais préférable au décevant Air de Ben Affleck, plombé par ses histoires de sport-business entre Américains.
Norbert CreutzGalerieo
